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Testament : comment rédiger ses dernières volontés ?

Comment rédiger ses dernières volontés ?

Pourquoi rédiger un testament ?

Le testament est un écrit par lequel une personne prend des décisions et précise ses volontés pour la période qui suivra son décès.

Par testament, il est possible de :

  • Organiser la transmission ou la répartition de son patrimoine et désigner les bénéficiaires (conjoint, partenaire, concubin, enfant, ami ou association) dans la limite de ce que la loi autorise ;
  • Désigner un ou plusieurs exécuteurs testamentaires chargés de veiller à la bonne exécution de ses dernières volontés ;
  • Régler des questions personnelles : indiquer la personne qui aura la charge de prendre soin de ses enfants en cas de décès alors qu'ils sont encore mineurs ;

Bon à savoir : un mineur non émancipé ne peut pas consentir de legs ; toutefois s’il a plus de 16 ans, il le peut, mais seulement sur la moitié de ce dont il aurait pu disposer par testament s'il avait été majeur (C. civ. art. 904, al. 1).

Quels sont les avantages d’un testament authentique ?

Il existe plusieurs formes de testaments permettant à une personne d’indiquer ses dispositions de dernières volontés. Néanmoins, le testament authentique est le plus sûr.
Établi par un notaire en présence de deux témoins ou d’un second notaire, le testament authentique doit être signé par le testateur.
Le notaire le rédige lui-même le texte du testament sous la dictée de son client. Il en donne ensuite lecture et tout le monde le signe (excepté le client s'il est dans l'incapacité de le faire). Le testament authentique est un moyen efficace pour s’assurer que les formes requises par la loi seront respectées (eu égard notamment au contenu de l’acte). A ce titre, la validité de ce document ne pourra être que très rarement remise en question.

Dans quels cas le testament authentique est-il obligatoire ?

Le recours au testament authentique est obligatoire lorsque le testateur :

  • veut reconnaître un enfant naturel par voie testamentaire ;
  • veut retirer à son conjoint les droits d'habitation et d'usage sur le logement conjugal et son mobilier (C. civ. art. 764) ;
  • ne peut pas ou plus écrire ou signer lui-même ;
  • est sourd ou muet ou ne sachant pas parler français (C. civ. art. 972).

Lorsque le testateur ne peut pas s'exprimer en français, la dictée et la lecture du testament sont effectuées par un interprète assermenté dans la langue de l'intéressé.
 

Publié le : 29/12/2022