
Dans un contexte global de contraction des prix en 2023 (-2% sur le collectif et -4% sur l’individuel), le prix médian des logements anciens les plus économes (classes A et B) se distingue, augmentant de 1% sur un an pour les appartements et de 2% pour les maisons. A contrario, le prix des logements les plus énergivores (classes F et G) diminue davantage pour les appartements (-6%) et suit la tendance pour les maisons (-3%).
Les évolutions annuelles des prix des maisons par région sont homogènes. Sur la province, elles varient de 0 à -6% pour les plus énergivores et de 0 à +5% pour les plus économes. La Petite Couronne francilienne se distingue avec la plus forte hausse de prix des plus économes (+9%).
L’évolution des prix médians des appartements anciens par région est davantage hétérogène pour les logements les plus énergivores. En Bourgogne - Franche-Comté, en Nouvelle-Aquitaine, dans le Centre - Val de Loire, les Hauts-de-France et la grande couronne parisienne, leurs prix diminuent d’environ 10% sur un an, contre environ 5% toutes étiquettes confondues. Ils sont quasiment stables dans les régions Auvergne - Rhône-Alpes, Bretagne, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, à l’instar de ceux observés toutes étiquettes confondues.
Par rapport à l’ensemble du territoire, les évolutions annuelles des prix de vente médians des appartements anciens dans les villes d’au moins 100 000 habitants en 2023 sont plus prononcées : +3% pour les appartements les plus économes (classes A et B) et -8% pour les plus énergivores (classes F et G).
Dans le détail, l’évolution annuelle des prix des appartements anciens les plus économes est hétérogène. Ils diminuent de près de 10% à Bordeaux et Grenoble et Tours, sont stables à Angers et Nantes, et augmentent de 10 à 17% à Nîmes, Dijon, Le Havre et Marseille. À Bordeaux, cette évolution coïncide avec celle constatée toutes étiquettes confondues, mais les prix des appartements les plus économes vendus à Nîmes, Dijon, Le Havre et Marseille augmentent bien davantage que les autres.
Contrairement à 2022, les prix des appartements anciens les plus énergivores (classes F et G) diminuent sur un an dans presque toutes les villes de plus 100 000 habitants. Les baisses ne dépassent pas -5% à Montpellier, Nice, Reims, Metz et Rouen, sont d’environ -10% à Grenoble, Le Havre et Nantes et autour de -15% à Marseille et Lyon. À Marseille, Grenoble et Le Havre, ces évolutions s’écartent fortement de la tendance constatée toutes étiquettes
confondues, où les prix sont quasiment stables. Les prix des appartements évoluent également peu à Toulon ,Aix-en-Provence, Amiens et Saint-Étienne, mais ces communes sont les rares à enregistrer une hausse de prix des plus énergivores, d’un peu plus de 5%. Ces biens sont plus faiblement représentés à Toulon (5%), mais de plus en plus à Saint-Étienne (12%).
Paris fait partie des quelques villes à en- registrer des baisses de prix tant sur les ventes les plus énergivores (-6%) que sur les plus économes (-11%), mais ces évolutions suivent la tendance locale, en baisse sur le collectif de -7%.