
Si le défunt a laissé des indications sur la manière dont ses obsèques doivent se dérouler, sa volonté doit être respectée. À défaut de dispositions en la matière, il appartient aux proches du défunt de prendre les décisions sur l’organisation des funérailles.
Les obsèques doivent intervenir dans les 6 jours qui suivent le décès (dimanches et jours fériés non compris). Si le décès a eu lieu à l’étranger, le délai est de 6 jours à compter de l’arrivée du corps en France. Dans certains cas, les proches du défunt peuvent demander à leur employeur un congé spécifique.
Le défunt peut être inhumé :
Si le défunt souhaitait être enterré dans une autre commune, il faut obtenir l’aval du maire.
Le choix du crématorium est libre.
Les cendres sont soit conservées dans une urne cinéraire, soit dispersées dans un espace aménagé spécialement dans un cimetière ou un site cinéraire, soit enfin dispersées en pleine nature (sauf sur les voies publiques). Dans cette dernière hypothèse, une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt est nécessaire.
Les frais funéraires sont une charge de la succession. La personne qui prend en charge les funérailles peut, sur présentation de la facture des obsèques, obtenir le prélèvement sur les comptes bancaires du défunt, des sommes nécessaires à son remboursement dans la limite de 5 000 euros (article L312-1-4 du Code monétaire et financier). Bien entendu, cela n’est possible que si le capital est disponible sur les comptes du défunt.
Les proches doivent aussi vérifier dans les documents du défunt s’il avait souscrit un contrat obsèques. Si c’est le cas, il faut immédiatement contacter l’assureur.
ils peuvent également demander à sa mutuelle Si elle verse un capital décès.
La famille du défunt doit se charger d’informer les tiers du décès (notamment l’employeur, les caisses de retraite, les organismes sociaux, la ou les banques, les prestataires de services et le centre des impôts), en leur transmettant une copie de l’acte de décès.
Bon à savoir sur le certificat d’immatriculation : Quand le défunt possédait un véhicule, il est important de modifier le certificat d’immatriculation.si le titulaire de la carte grise est décédé depuis moins de 3 mois et que les héritiers décident de vendre ou de donner le véhicule,
Ils n’ont pas à faire modifier la carte grise avant de vendre ou donner le véhicule.
Attention : pour certaines formalités, les héritiers doivent prouver leur qualité, notamment pour obtenir la clôture des comptes du défunt et le versement des sommes y figurant. Il peut s’agir :
Pôle Emploi : si le défunt était demandeur d’emploi en cours d’indemnisation, son conjoint peut prétendre au versement d’une allocation décès.
A noter : Une seule demande est à effectuer même si le défunt avait plusieurs caisses de retraite complémentaire.
L’administration fiscale : les héritiers doivent déclarer les revenus que le défunt a perçus l’année de son décès.
Après un décès, les héritiers doivent contacter un notaire afin d’ouvrir le dossier de succession. En principe, ils ont un délai de 6 mois (12 si le décès n’a pas eu lieu en France métropolitaine) pour déposer la déclaration de succession et payer les droits de succession.
Bon à savoir : en présence de mineurs, l’acceptation ou la renonciation à succession devra être autorisée par le juge aux affaires familiales.